Henri Delaborde,
La Sculpture florentine avant Michel-Ange
“ Cependant l’incomparable génie de Michel-Ange s’annonçait dans des travaux d’une bien autre audace. La Piètà, le David, venaient de révéler, en même temps que le plus grand sculpteur dont l’Italie dût se glorifier, une méthode absolument nouvelle, un art sans précédent comme sans rival ; mais lorsque ces prodigieux chefs-d’œuvre parurent, lorsque, trente ans plus tard, cet art si profondément personnel eut achevé de se manifester dans les tombeaux des Médicis, ne semblait-il pas que le tout, en vertu de son excellence et de son originalité mêmes, découragerait l’esprit d’imitation ? ”
