Mario Duliani,
La ville sans femmes
“ Ma vie, ou plutôt la vie tout court, n’a-t-elle pas commencé le 10 juin dernier, le jour où... Au fait, la voilà bien, la première sensation en profondeur ressentie après les événements qui se sont déroulés ces jours derniers à la vitesse vertigineuse des photographies d’un film. La sensation poignante que la brusque coupure produite dans le cours normal de l’existence, l’arrachement violent du milieu affectif et social, a eu pour effet de briser le fil du souvenir par lequel le présent se joint au passé et trouve ses prolongements dans ce qu’on appelle l’avenir. ”
