Gustave Moynier,
Étude sur la convention de Genève pour l'amélioration du sort des militaires blessés dans les…
“ Ce n’est cependant rien moins que cette cruelle et coupable absurdité que l’on prétend maintenir dans le droit des gens sous le nom de droit de représailles. Non, le crime d’autrui ne peut autoriser le nôtre, et encore moins le justifier, parce que la justice et la morale sont absolues, et qu’elles condamnent toujours ce qui est mal, sans se préoccuper des occasions ou des circonstances. Non, l’on ne peut imputer à une personne des actes qu’elle n’a pas commis, et le malheureux prisonnier ne peut devenir la victime expiatoire de méfaits auxquels il n’a pris aucune part. ”
