William Shakespeare

William Shakespeare

Résumé

Portrait de William Shakespeare William Shakespeare,  Le roi Lear

“ EDGAR.—D'échapper au malin esprit et de tuer la vermine.
LEAR.—Laissez-moi vous dire un mot à part.
KENT, à Glocester.—Pressez-le encore une fois de venir, milord; sa raison commence à se troubler.
GLOCESTER.—Peux-tu le blâmer? ses filles veulent sa mort.—Ah! ce brave Kent, il avait bien prédit qu'il en serait ainsi. Pauvre banni! Tu dis que le roi devient fou. Ami, je te dirai que je suis presque fou moi-même. J'avais un fils que j'ai proscrit de mon sang: dernièrement, tout dernièrement il a cherché à m'assassiner. Je l'aimais, mon ami: jamais un père n'aima plus chèrement son fils.
”
Source : Gutenberg

Portrait de William Shakespeare William Shakespeare,  Le roi Lear

“ Glocester. – Plus rien que ténèbres et affliction ! Où est mon fils Edmond ? — Edmond, allume en toi toutes les étincelles de la nature pour payer cette horrible action.
Régane. – Va-t’en, traître, scélérat ! Tu appelles à ton secours celui qui te hait : c’est lui-même qui nous a dévoilé tes trahisons ; il est trop honnête homme pour avoir pitié de toi.
Glocester. – O insensé que j’étais ! j’ai donc fait injure à Edgar ! Dieux cléments, pardonnez-le-moi, et le rendez heureux.
Régane. – Allez, jetez-le hors des portes, et qu’il flaire son chemin d’ici à Douvres – Qu’est-ce donc, seigneur ?
”
Source : Wikisource

Portrait de William Shakespeare William Shakespeare,  Le roi Lear

“ GLOCESTER.—Je le vois parce que je le sens.
LEAR.—Quoi! es-tu fou? Un homme n'a pas besoin de ses yeux pour voir comment va le monde: regarde avec tes oreilles. Vois ce juge qui gourmande si sévèrement ce simple voleur. Un mot à l'oreille: change-les de place, et dis à pair ou non: «Qui est le juge? qui est le voleur?» As-tu vu le chien d'un fermier aboyer après un mendiant?
GLOCESTER.—Oui, seigneur.
LEAR.—Et la pauvre créature fuir devant le mâtin? Eh bien! tu as vu l'image parlante de l'autorité: on obéit à un chien quand il est en fonction. Coquin de sergent, retiens ta main sanguinaire.
”
Source : Gutenberg

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