Lear

Définition et enjeux

Portrait de William Shakespeare William Shakespeare,  Le roi Lear (1623)

“ Royal Lear, — que j’ai toujours honoré comme mon roi, comme mon père, suivi comme mon maître, — et nommé dans mes prières comme mon patron sacré...
LEAR. — L’arc est bandé et ajusté : évite la flèche.
KENT. — Que plutôt elle tombe sur moi, dût son fer envahir — la région de mon cœur ! Que Kent soit discourtois — quand Lear est insensé ! Que prétends-tu, vieillard ? — Crois-tu donc que le devoir ait peur de parler, — quand la puissance cède à la flatterie ? L’honneur est obligé à la franchise, — quand la majesté succombe à la folie.
”
Source : Wikisource

L. Étienne,  Les Poètes des Pauvres en Angleterre…

“ Le roi Lear, à qui l’ingratitude de ses filles a fait perdre la raison, rencontrant un autre insensé, demande s’il a des filles ingrates. Il ne veut pas croire que ce malheureux soit devenu fou si ce n’est par l’ingratitude de ses filles ; il s’irrite de ce qu’on pense autrement ; il veut que tous les maux viennent de l’ingratitude. ”
Source : Wikisource

Vincent-Marie Viénot Vaublanc,  Mémoires de M. le comte de Vaublanc (1857)

“ Je soutiens , répliquai-je avec fermeté, que le roi Léar, dans toute la tragédie, n'est ni fou, ni imbécile. Il est accablé de ses malheurs, des persécutions qu'il éprouve ; sa tête en est fatiguée douloureusement ; mais tous ses sentiments, toutes ses pensées sont nobles et respirent la tendresse pour sa fille qui lui reste fidèle.
Dans le moment où il se cache pour se dérober à des recherches, il entend des voix qui lui font craindre qu'on ne saisisse sa fille, et il s'écrie, en se montrant : Me voici, me voici!
”
Source : Gallica

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