Marie Guerrier de Haupt

Résumé

Marie Guerrier de Haupt L'Institution Leroux (1883)

Mme d'Avrain fut longtemps entre la vie et la mort. Les soins de Mme Dusert, de Lucienne et d'Henriette, devenues ses amies, et surtout la pensée de sa fille, qui n'avait plus qu'elle au monde, finirent par lui rendre un peu de courage. Mais la douleur que lui avait causée la triste fin de Jacques ne devait jamais s'effacer; et, dix ans plus tard, quand Emilie, devenue une grande et charmante jeune fille, épousa Georges Dusert, Mme d'Avrain, en bénissant ses enfants, répétait, presque malgré elle : — Oh! pourquoi son frère n'est-il plus de ce monde !
Source : Gallica

Marie Guerrier de Haupt L'Institution Leroux (1883)

C'est une triste chose, à son âge, que d'être si loin de sa famille. Si vous vouliez bien faire cette promesse il me semble que je partirais plus tranquille.
— Mais tu ne partiras pas, Fernand! je ne veux pas que tu partes! s'écria Jacques.
— Je ne partirai pas. tout de suite; répondit le vieillard avec embarras; mais enfin, mademoiselle, puis-je espérer que, si je pars, mon petit maître ne sera pas tout à fait abandonné ?
— Ce sera mon frère, soyez tranquille. Mon père et moi nous l'aimerons; dit vivement Henriette, à qui M. Morin avait raconté l'histoire de Jacques.
Source : Gallica

Marie Guerrier de Haupt L'Institution Leroux (1883)

Traverser le vestiaire, décrocher le paletot avec une nonchalance affectée et s'en revêtir, fut pour Jacques l'affaire d'un instant. Le temps était magnifique pour la saison, et des vêtements d'été auraient certainement mieux convenu à la température.
Mais comment résister à la tentation d'exciter à son tour l'envie en établissant ses droits à la possession d'un objet que d'autres avaient admiré? L'enfant oublia toutes les recommandations de Fernand; il songea seulement au plaisir de parader devant ses
condisciples, à l'effet que son nouveau costume allait produire sur eux.
Source : Gallica

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