Edmond Doutté

Résumé

Edmond Doutté Les Aïssâoua à Tlemcen (1900)

Le jeune homme qui s'est fait donner d'inoffensifs coups de sabre revient et se place dans la musique qui redouble de vigueur : c'est un vacarme effroyable. Là, il commence à danser en rejetant violemment sa tête en arrière et en la ramenant brusquement vers la terre au-dessus d'un petit réchaud d'encens dont il aspire énergiquement le parfum. Ses mouvements deviennent de plus en plus saccadés, sa face se congestionne.
Source : Gallica

Edmond Doutté Les Aïssâoua à Tlemcen (1900)

Ce n'est plus seulement sa tête, c'est son corps tout entier qui s'agite désespérément, ses bras qui, à chaque saut, se dressent vers le ciel, sa longue chevelure déployée qui, lancée en avant, puis en arrière vient alternativement battre ses reins et ses genoux. Ses yeux semblent sortir de leurs orbites, il atteint le faîte de l'exaltation et tombe comme une masse, inanimé, les membres raidis. Pendant ce temps la danse du choeur s'est accélérée : les uns se roulent frénétiquement par terre
Source : Gallica

Edmond Doutté Les Aïssâoua à Tlemcen (1900)

D'autre part les croyances populaires, chez les musulmans de l'Afrique du Nord, nous représentent comme des magiciens, ou même des sortes de génies. Ajoutons enfin que les indigènes algériens ont aussi leurs prestidigitateurs : mais ils passent ici pour des sorciers de bon aloi ; c'est surtout au Maroc que cette prétendue science qui consiste à opérer des métamorphoses et des escamotages est répandue. On l'y appelle, comme en Algérie du reste, la khanqat'îra (1) . Le Maroc pour les Algériens a toujours été la terre des sorciers, comme la Thessalie pour les Grecs.
Source : Gallica

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