Léon Tolstoï,
Shakespeare et le drame
(1905)
“ Mais à comparer Shakespeare à Homère, comme le fait Gervinus, ce qui apparaît d'une façon particulièrement éclatante, c'est cet espace infini qui sépare la vraie poésie de son simulacre. Aussi loin de nous que soit Homère, nous nous transportons sans aucun effort dans la vie qu'il nous décrit. Et nous nous y transportons surtout, parce que, aussi étrangers pour nous que soient les événements racontés par Homère, il croit ce qu'il dit, et dit sérieusement ce qu'il dit ; aussi il n'exagère jamais et jamais le sentiment de la mesure ne le quitte. ”
