“ Ce n’est pas une intelligence d’élite, elle ne se distingue par aucun talent éclatant, elle est jolie sans être une beauté. Elle n’est, en somme, qu’une bonne petite bourgeoise ; mais sa dignité simple, son tact éveillé, lui permettent de garder la supériorité dans toutes les circonstances. Elle sait faire tourner à son avantage les coups d’épingle de Miss Bingley, les insolences de Lady Catherine de Bourgh, et séduire Darcy en le remettant à sa place. Ce n’est pas une femme de génie ou de talent, c’est une femme à l’esprit et au cœur bien équilibrés, tout simplement. ”
Kate Rague
Résumé
L'ouvrage Jane Austen de Kate Rague plonge dans l'univers littéraire de l'écrivaine anglaise, en mettant en évidence ses œuvres majeures telles que Orgueil et Préjugés, Emma ou Mansfield Park. À travers des études approfondies, l'auteure souligne la maîtrise de Jane Austen pour représenter les enjeux sociaux et affectifs de son temps, en analysant les relations entre des personnages comme Elizabeth Bennet, Darcy ou Fanny Price.
Le texte met l'accent sur la finesse de ses héroïnes, leur sensibilité et leur place dans la société, tout en développant une réflexion sur l'amour, la famille et les préjugés. Rague insiste sur la dimension psychologique et ironique de l'œuvre, illustrée par des exemples concrets tirés des récits.
Citations de Jane Austen (Kate Rague)
“ Mais si l’on cherche dans un roman une représentation exacte de la vie ordinaire, une exposition claire du jeu des sentiments, une analyse rigoureuse des motifs de nos actions de tous les jours, il est impossible de les trouver mieux développés que dans Orgueil et Préventions, Mansfîeld Park, Emma et Persuasion. C’est avec un sourire amusé que nous regardons s’agiter leur petit monde vivant et comique, toute cette étroite société fictive qui vient animer le long enchaînement des faits et dont la peinture piquante et déliée ajoute un plaisir d’art à l’étude psychologique. ”
“ C’est d’ailleurs de ces petits potins et de ces petites intrigues qu’elle a tiré six chefs-d’œuvre. C’est toute cette minuscule société, « les délices de sa vie », qu’elle a mise dans ses livres. Et toute la gaîté de ses vingt-cinq premières années à Steventon, tout ce bonheur fait de l’atmosphère douce et embaumée du pays natal, de l’affection d’une famille unie, des gentilles taquineries de frères bons garçons, des délicieux bavardages avec de gracieuses amies finement médisantes, imprègne ses romans d’un délicat humour, d’une réconfortante joie de vivre. ”
