Louis Guimbaud

Résumé

Louis Guimbaud Revue des Deux Mondes

Inexact, en ce sens que ni le peuple, ni la noblesse locale n’avaient entendu grand’chose à l’œuvre administrative de Montyon.
Ce fut le peuple qui donna, le premier, des marques de mécontentement. Dans leur crédulité, mêlée de crainte, comme elle est aujourd’hui mêlée d’illusions, paysans et ouvriers imaginaient communément qu’il y avait, derrière les bienfaits du Roi et les mesures prises par l’intendant, quelque piège tendu à leur ignorance ou quelque machination peu rassurante pour leur liberté.
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Louis Guimbaud Revue des Deux Mondes

Dès longtemps, Montyon avait recueilli là-dessus les enseignemens du grand Trudaine et connu l’importance de ce facteur économique, que nous appelons aujourd’hui la route, et qu’il appelait bonnement le chemin. « La facilité des communications, disait-il, forme un peuple nouveau, et les chemins servent au bonheur de l’homme. Ils servent à la propagation des lumières ; sous différens aspects, ils servent enfin la richesse ; tant qu’il n’existe pas de communications, chaque pays n’est riche que de sa propre richesse, et certaines contrées sont pauvres, au milieu de la richesse générale [21] . »
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Louis Guimbaud Revue des Deux Mondes

Vous savez, monsieur, qu’il existe, dans ma généralité une ville dont M. Grozat est seigneur et porte le nom ; c’est la ville de Thiers, la plus commerçante de ma généralité, l’une des plus peuplées et des plus malheureuses. Il n’en est point où les habitans aient plus d’activité pour le travail, plus d’avidité pour le gain, plus de goût, plus de talent
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