Anaïs Démoulin

Montyon (1884)

Résumé

Anaïs Démoulin Montyon (1884)

Un des plus grands maux que produit l'excès des impôts, quoique ce soit un de ceux qui excitent le moins de plaintes, c'est, en réduisant le contribuable à la misère, de le priver des moyens de s'instruire, et par là, de stimuler en lui l'intelligence, qui, pour tout homme, est le premier des biens et le moyen d'acquérir tous les autres.
Source : Gallica

Anaïs Démoulin Montyon (1884)

Montyon revint en France, avec les Bourbons, en 1815.
« Les années, dit Lacretelle, s'étaient accumulées sur sa tête sans lui faire sentir ni le poids ni les chagrins de la vieillesse.
Les lettres ne lui avaient jamais été plus chères. Chaque jour, il écrivait le journal de sa vie. En même temps, il entretenait une correspondance active et noblement mystérieuse avec tous les bureaux de bienfaisance. Il avait eu le malheur de survivre à toute sa famille : les indigents lui en formaient une nouvelle. »
Rentré en possession de tous ses biens, il ne s'occupa plus que de bonnes œuvres.
Source : Gallica

Anaïs Démoulin Montyon (1884)

Tout portraitiste qu'il était, Montyon n'était pas épargné des belles dames de la noblesse qui l'avaient baptisé du sobriquet de sanglier philanthropique. Plus d'une grande dame qui riait de lui, l'accusait da jouer la simplicité, d'affecter un ton bourru, fut bien heureuse de profiter plus tard de sa sage parcimonie. L'économie de Montyon n'atteignait que lui-même et se transforma en prodigalité pour secourir les émigrés indigents.
Source : Gallica

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