Joseph Guyot, Chronique d’une ancienne ville royale Dourdan
“ Le subdélégué ne se fait pas faute d’esquisser, au besoin, devant l’intendant, le portrait de ses collègues ou de ses concitoyens : « le curé est une tête, le lieutenant un ancien dissipateur ; » les bourgeois sont « un tas d’écrivailleurs, » toujours prêts à faire des mémoires contre l’administration ; la population elle-même est « très-ingrate, ce qui n’empêche pas d’avoir pour elle des entrailles de père. » L’intendant accueille avec bénignité les justifications que le subdélégué se croit obligé de rédiger en face de ses détracteurs, et lui offre des consolations philosophiques. ”
