Résumé

P. de Rosière À M. Joyau, délégué des Établissements français dans l'Inde… (1843)

La fécondité de votre imagination, Monsieur, a rendu, sous un autre point de vue, ma tâche difficile ; l'homme privé, le magistrat , le président du Conseil général, le Conseil lui-même, la Colonie entière, vous confondez tout dans l'expression d'une réprobation commune; j'essayerai cependant de vous suivre dans ce dédale d'accusations étranges contre un homme auquel jusqu'à ce jour n'ont pas manqué les témoignages de votre estime, et que la liberté qu'il a prise de désapprouver votre gestion comme délégué, vous a tout à coup révélé sous de si noires couleurs.
Source : Gallica

P. de Rosière À M. Joyau, délégué des Établissements français dans l'Inde… (1843)

Au lieu d'adopter cette marche que tout homme loyal et qui se croit l'objet de soupçons immérités n'eût pas hésité à suivre, vous déclarez que l'honneur vous fait une obligation de garder votre traitement de délégué ; vous vous posez en harangueur de carrefour, et, retranché derrière les termes de l'art. 116 de l'ordonnance du 23 juillet, vous vous écriez d'une voix triomphante : Je reste! Puis du haut de la borne où vous êtes monté, vous jetez l'injure à pleines mains sur le président du Conseil général et ceux de ses collègues qui ont voté comme lui.
Source : Gallica

P. de Rosière À M. Joyau, délégué des Établissements français dans l'Inde… (1843)

M. Joyau est son représentant obligé, indispensable : l'institution d'un Conseil général va s'écrouler, parce que M. Joyau se sera plus là pour la défendre! Mais à qui donc, M. Joyau, espérez-vous en imposer avec ce singulier système d'intimidation ? Si vous pouviez être de bonne foi, je vous dirais : Que votre tendre sollicitude pour l'avenir de la Colonie se rassure, votre importance n'est pas telle que vous vous plaisez à le croire, et vous pouvez faire retraite sans que la chose publique soit menacée de périr.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature