Résumé

Alexandre Labadié Mémoire sur le conflit survenu entre M. de Tracy… (1874)

Aux termes de la première; le Préfet représente le pouvoir exécutif dans le département ; c'est-à-dire que partout où le gouvernement veut faire exécuter ses volontés légales, il le fait par l'intermédiaire du Préfet; mais, au sein de nos réunions, le gouvernement ne donne pas d'ordres. Le Conseil général, pour exécuter la loi, fait lui-même son règlement. La police qui assure l'observation de la loi du règlement est confiée à une seule autorité dans laquelle le législateur a placé une juste confiance. Elle appartient au président élu par l'assemblée elle-même.
Source : Gallica

Alexandre Labadié Mémoire sur le conflit survenu entre M. de Tracy… (1874)

La présence du Préfet est pour lui non pas une obligation, mais une faculté. Il est même des séances auxquelles la loi lui défend d'assister, celles dans lesquelles le Conseil général entend et débat le compte administratif. Lorsque le Préfet s'absentera soit pour user de la faculté que la loi lui confére, soit pour se soumettre à l'obligation qu'elle lui impose, le Président restera-t-il désarmé, et sera-t-il réduit à ne pas exercer ses pouvoirs parce qu'il n'a pas sous la main l'intermédiaire chargé de transmettre ses ordres et de veiller à leur exécution.
Source : Gallica

Alexandre Labadié Mémoire sur le conflit survenu entre M. de Tracy… (1874)

Dès que le pouvoir municipal passe entre les mains de l'autorité, la nation ne se gouverne plus, elle est gouvernée ; elle est mise en tutelle. Est-ce là qu'on veut nous ramener ?
Il vous appartient, Messieurs, d'élever la voix en faveur des libertés municipales, origine de toutes les autres libertés. il y a d'autant plus d'opportunité à le faire que l'Assemblée nationale doit bientôt s'occuper de la loi municipale organique. L'article 51 de la loi du 10 août vous autorise à émettre des voeux sur toutes les questions d'administration générale.
Source : Gallica

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