Résumé

Michel-Ange Perier Compte-rendu du procès des citoyens J. Miot… (1851)

Le jury c'est le meilleur juge, ou plutôt c'est le seul juge possible quand il s'agit de la presse, oui, les seuls ; parce que le jury c'est moi, c'est vous, c'est tout le monde, c'est le peuple; c'est-à-dire, c'est l'impression du moment, la mobilité de l'opinion publique, la justice politique la plus vraie, voilà le jury : et voilà pourquoi les magistrats ne jugent pas les délits de presse.
Source : Gallica

Michel-Ange Perier Compte-rendu du procès des citoyens J. Miot… (1851)

Nous sommes accusés, entendez-te bien, d'avoir publiquement diffamé les membres du conseil général, parce qu'il y avait eu dans le conseil général un tumulte violent et que nous en avons rendu compte.
Aussi, quand le ministère public avait développé tous ces textes d'accusation, il disait toujours : Ce n'est pas là le procès. Alors pourquoi plaider ainsi? Je vous l'avais bien dit: Vous ne plaiderez pas le procès ; vous êtes trop habile. Plaider le procès ! mais ce serait demander une condamnation pour une futilité, pour rien !
Source : Gallica

Michel-Ange Perier Compte-rendu du procès des citoyens J. Miot… (1851)

« Nouvelle explosion parmi les membres de la majorité : plusieurs frappent à coups redoublés sur le bureau. « Allez chercher les trompettes du régiment, » crie une voix ; d'autres battent la mesure à coups de pieds et à coups de chaises sur le plancher; le président déclare enfin pour la deuxième fois, qu'il lève la séance ; mais le citoyen Pellault, impassible au milieu de cet orchestre à grand appareil, et luttant de toute la force de ses poumons pour percer les notes discordantes qui s'efforcent de couvrir sa voix, a poursuivi sa lecture jusqu'au bout.
Source : Gallica

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