Résumé

Procès des républicains d'Aurillac et du journal "le Patriote du Puy-de-Dôme"… (1833)

Le général disait : « Le préfet a été insulté et ne veut pas se retirer. » Et ce même général réunissait alors dans sa main le pouvoir civil et le pouvoir militaire.
La loi a voulu que le sabre et la violence brutale ne pussent la dominer; et quand un général se superpose ainsi à elle, quand les autorités civiles et les administrateurs sont assez vils et assez lâches pour souffrir cette usurpation, les citoyens font bien de résister : il faut les louer alors de leur dignité et de leur courage.
Source : Gallica

Procès des républicains d'Aurillac et du journal "le Patriote du Puy-de-Dôme"… (1833)

Messieurs, franchise et responsabilité sont deux des idées principales de notre temps. Il appartient au jury qui est une institution de notre temps contre laquelle nos ennemis font entendre aujourd'hui d'audacieuses menaces, de s'associer de plus eu plus au mouvement de la raison et de contribuer à
la réforme des moeurs publiques.
Aurait-on espéré, après m avoir fait comparaître une première fois devant le parquet d'Aurillac à plus de trente lieues de mon domicile, après m'avoir enlevé à mes juges naturels de la cour d'assises de Riom
Source : Gallica

Procès des républicains d'Aurillac et du journal "le Patriote du Puy-de-Dôme"… (1833)

Son règne est arrivé, et si nous sommes en souffrance, c'est que ceux qui ont en main la force organisée l'emploient à opprimer la pensée, c'est qu'ils mettent les membres du corps social en guerre contre la tête, et qu'ils ferment obstinément les yeux et les oreilles à la lumière qui les inonde et aux avertissemens qui leur arrivent de toutes parts. Insensés qui se servent du sceptre ou de la main de justice comme d'un glaive, et qui s'irritent contre l'humanité parce qu'ils ne la comprennent pas !
Source : Gallica

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