Résumé

Paul Nibelle Plaidoyers de Me Nibelle... pour M. de Grainville… (1833)

Dites-nous quels sont les hommes honorables qui descendraient de leurs siéges, si une loi d'ordre public et de sécurité pour les citoyens ne mettait pas la justice à l'abri des vengeances ministérielles ? C'est moi, étranger, moi avocat, inconnu dans ce palais, qui prendrai la défense de la magistrature que l'on accuse: c'est moi qui serai ici pour elle l'adversaire du ministère public, proclamant dans cette enceinte une suspicion générale dont les juges eux-mêmes ne sont pas exempts. L'inamovibilité est consolante pour le pays ; elle lui promet des hommes libres, des magistrats consciencieux.
Source : Gallica

Paul Nibelle Plaidoyers de Me Nibelle... pour M. de Grainville… (1833)

Ne saurait-on louer le drapeau de la monarchie, le drapeau de la légitimité, sans insulter le drapeau des trois journées? Traduire en Cour d'assises un drapeau de quatre siècles, répudier une longue prescription de gloire ; est-ce bien là une poursuite française ?...
Ah ! messieurs les jurés, nous ne sommes pas exclusifs comme le ministère public. Pour nous, tout ce qui a honoré le pays, tout ce qui a donné au peuple de la grandeur et de la prospérité, est le patrimoine de la France.
Source : Gallica

Paul Nibelle Plaidoyers de Me Nibelle... pour M. de Grainville… (1833)

Avons-nous excité à la haine et au mépris du gouvernement en parlant de comédiens, de choléra et des impôts? Vous savez que le gouvernement, c'est le roi, les chambres et les ministres unis constitutionnellement, et considérés dans leur action comme un tout indivisible. Cette unité constitutionnelle n'a rien de commun avec les comédiens de quinze ans.
Si l'on prétendait que dans cette collection il se trouve des individus qui ont joué la comédie, le gouvernement du roi serait encore à l'abri du reproche. L'unité est dans le tout, mais le tout n'est pas dans l'unité.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature