Résumé

Affaire de presse. Procès du "Journal du Cher"… (1847)

L'inexactitude qui provient de l'erreur, de l'ignorance, de l'irréflexion , n'est point un crime aux yeux du législateur. Ce qui transforme l'erreur en crime, c'est la mauvaise foi : comme aussi , quels que soient et le mobile de l'écrivain et la malignité de l'écrit, la vérité du fait suffit pour en innocenter la publication. En un mot, l'inexactitude sans la mauvaise foi, et la mauvaise foi elle-même sans l'inexactitude, ne peuvent jamais constituer le délit prévu et puni par l'article 7.
Source : Gallica

Affaire de presse. Procès du "Journal du Cher"… (1847)

C'est avec la plus entière confiance que nous soumettons à nos lecteurs le récit scrupuleusement exact de tout ce qui s'est passé dans cette audience pleine d'intérêt. Appelé encore une fois à soutenir les droits et l'honneur de la presse, dont la défense lui a déjà valu tant et de si glorieux triomphes, Me Michel s'est montré, dans cette cause, ce qu'il a toujours été, et, peut-être, plus qu'il ne l'ait jamais été, jurisconsulte consommé, publiciste profond, orateur éloquent. II a su trouver de ces inspirations qui éclairent les esprits, émeuvent les coeurs, subjuguent les consciences.
Source : Gallica

Affaire de presse. Procès du "Journal du Cher"… (1847)

La Gazette du Berry, qui avait recueilli les dépouilles du Journal du Cher, avait-elle changé de principes, modifié ses opinions? pour employer le mot consacré , s'était-elle ralliée au nouvel ordre de choses? Non; elle était restée fidèle à son drapeau ; elle ne pouvait pas se montrer ennemie de son intérêt à ce point de refuser une faveur qui lui tombait du ciel ; mais, il faut le dire à sa gloire, à son honneur, elle n'avait rien fait pour la mériter. Il est bien vrai que le privilège des Annonces Judiciaires n'avait pas été attribué exclusivement et nommément à la Gazette du Berry.
Source : Gallica

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