Résumé

Michel-Charles Chégaray Pièces justificatives produites par M. Chégaray dans son procès contre "L'Éclaireur des Pyrénées" (1849)

A l'audience, après avoir mis mes adversaires au défi de faire l'impossible preuve de leur assertion, j'ai prouvé que loin d'avoir demandé à outrance le fonctionnement de l'échafaud politique , j'avais au contraire, par un discours inséré au Moniteur du M juillet 1835, adjuré la Cour des pairs de n'appliquer la peine de mort à aucun des accusés même les plus coupables.
Mes adversaires n'ont rien négligé pour entraîner la cause hors de ce point précis du débat. Il ne m'appartenait pas de les y ramener. J'ai constamment opposé des
faits et des textes à des déclamations, à des assertions.
Source : Gallica

Michel-Charles Chégaray Pièces justificatives produites par M. Chégaray dans son procès contre "L'Éclaireur des Pyrénées" (1849)

Et le sens de ces paroles si pleines d'humanité était si peu sujet à équivoque, que M. Jules Favre , avocat des accusés d'avril, répondant à l'audience du 18 juillet 1835, au réquisitoire de M. Chegaray , terminé le 17, disait ces propres paroles :
« M. le procureur général a renoncé à ses réquisitions de mort. J'en remercie la civilisation, qui parle plus haut que la loi dont il est l'organe. J'en remercie aussi votre souveraineté, qui permet d'invoquer devant elle, au lieu du Code pénal, les conséquences de nos moeurs publiques. »
Source : Gallica

Michel-Charles Chégaray Pièces justificatives produites par M. Chégaray dans son procès contre "L'Éclaireur des Pyrénées" (1849)

Recevez , Monsieur le Procureur-général, l'assurance de mon dévouement et de mon respect, Le Procureur du Roi,
CH. CHEGARAY. « Lyon, le 21 février 1834. » Monsieur le procureur du Roi ,
» Je réponds, ce matin, à votre lettre d'hier, que je n'ai reçue que dans la soirée.
» Ni l'autorité, ni vous , ni moi, n'avons jamais varié sur la nécessité des poursuites à diriger contre la coalition des ouvriers; les coupables devront être atteints, s'il est possible, et sévèrement punis. La dissidence n'existe entre nous que sur l'opportunité des poursuites. C'est une question de temps qui nous divise.
Source : Gallica

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