Résumé

Le Sénégal et les guinées de Pondichéry… (1879)

Le Sénégal n'était qu'un comptoir en effet, à l'époque où ses ports servaient d'entrepôt pour ce trafic barbare qui dépeuplait l'Afrique au profit des îles et du continent américain. Mais depuis que l'agriculture seule alimente son commerce, le Sénégal est devenu une colonie et deviendra la plus grande de nos colonies. Pour cultiver le sol il n'est pas besoin d'y importer des esclaves ou des Chinois; le travail libre accroît chaque année le bien-être des populations
Source : Gallica

Le Sénégal et les guinées de Pondichéry… (1879)

Le Sénégal n'est qu'un comptoir. — En 1864 les colonies des Antilles, de la Réunion, de l'Inde, obtinrent le droit de voter l'impôt et d'en régler l'emploi: le Sénégal fut exclu de ces concessions libérales, et resta livré au pouvoir absolu des gouverneurs militaires, investis, par le décret du 31 janvier 1867, du droit d'établir de nouveaux impôts et d'en ordonner le recouvrement immédiat, sauf approbation ultérieure du Ministre de la marine. — Le Sénégal n'est qu'un comptoir, dit-on à l'Assemblée nationale en 1875, et, sans plus de motifs, on le priva de toute représentation au Parlement.
Source : Gallica

Le Sénégal et les guinées de Pondichéry… (1879)

Le Maure est sans contredit plus intelligent que le noir; et il apprécie parfaitement les avantages de la monnaie. Il exige des écus tant qu'il commerce entre Gorée et Saint-Louis ; — mais lorsqu'après la récolte, il retourne dans le désert, et s'éloigne avec ses troupeaux des rives du fleuve inondées par les pluies de l'hivernage, il ne peut emporter son argent, qui n'a pas cours dans le Sahara; il l'échange alors contre des pièces de guinées, qu'il trouvera toujours a échanger avec les peuplades de l'intérieur contre du bétail ou des denrées alimentaires.
Source : Gallica

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