Résumé

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant D'Heure en heure, par Alfred Assollant (1862)

Contre tant d'ennemis, est-ce assez d'une armée qui doit garder la moitié de l'Europe et de l'Asie? Mais si les peuples se soulèvent et demandent la liberté, si les boyards veulent une constitution, si l'armée même se forme en sociétés sécrètes, si l'empire des czars est en danger, quelle part avons-nous dans de si grands événements ? Pouvons-nous sauver le czar ou précipiter sa chute? Et quand nous regardons les bras croisés ce tumulte immense de toutes les nations slaves, peut-on croire que nous l'avons prévu ou préparé? Que dire maintenant des Anglais?
Source : Gallica

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant D'Heure en heure, par Alfred Assollant (1862)

Le soldat anglais, qui est marié, lui, ne se bat-il pas avec un courage héroïque? Ce que l'Angleterre a fait de tout temps avec succès, pourquoi la France ne ressayerait-elle pas? Le mariage, devenu règle générale, adoucirait les moeurs du soldat, l'attacherait au régiment comme à sa famille, l'arracherait aux vices qui sont la suite presque inévitable de l'oisiveté, et surtout à ce terrible ennui qui est la maladie particulière du soldat.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant D'Heure en heure, par Alfred Assollant (1862)

Par là, sans débourser un dollar ni verser une goutte de sang, vous aurez refait la grande république. Mais si vous voulez combattre à foute force, si la
querelle est venue au point que vous ne puissiez éviter de tirer le sabre, quittez tout ménagement, mettez de côté toute vaine prudence, toute fausse politique, et proclamez hardiment la liberté des nègres. Tôt ou tard il fallait cautériser cette plaie ; portez-y, dès aujourd'hui, le fer rouge. Si vous négligez votre intérêt, que ce soit en faveur de la justice. Si vous donnez votre sang, que ce soit au moins pour la liberté d'un peuple.
Source : Gallica

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