Thomas de Quincey

Élements biographiques

Portrait de Thomas de Quincey Thomas de Quincey,  L'Anglais mangeur d'opium (1878)

“ L’Océan, tranquille et infini, c’était l’âme du sage qui la contemple ; et il me paraissait que le tumulte, la fièvre étaient suspendus pour un temps ; la paix était garantie aux secrètes blessures du cœur ; il y avait un repos, un sabbat ! Alors les espérances et les illusions se réconciliaient avec l’horrible réalité de la mort et des jours qui sont passés. Ce n’était pas la tranquillité de l’inertie, mais des forces opposées et égales qui se maintiennent et s’arrêtent ; non pas l’oiseau qui se repose, mais celui dont les ailes vont si vite qu’on le dirait immobile et suspendu dans les airs. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Thomas de Quincey Thomas de Quincey,  De l'assassinat considéré comme un des Beaux-Arts

“ A cet instant, si l’assassin savait tout, s’il pouvait voir la fenêtre ouverte, prête pour la descente de l’ouvrier, s’il pouvait être le témoin de la rapidité — question de vie ou de mort — avec laquelle cet ouvrier travaille, s’il pouvait deviner le tout-puissant vacarme qui dans quatre-vingt-dix secondes va affoler la population de ce district populeux, — l’image d’un furieux en fuite devant la panique ou à la poursuite de sa vengeance ne saurait pas représenter avec exactitude l’agonie de hâte où il presserait lui-même le pas vers la porte de la rue pour s’évader enfin. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Thomas de Quincey Thomas de Quincey,  Confessions d’un mangeur d’opium (1822)

“ Si l’usage de l’opium est une volupté sensuelle, si je reconnais m’y être livré jusqu’à un degré qui n’a été atteint par aucun homme, de son aveu, il n’en est pas moins vrai que j’ai lutté contre, cette ensorcelante domination avec un zèle religieux, que j’ai fini par accomplir une tâche qui n’avait été imposée à aucun homme, que j’ai brisé un à un, jusqu’au dernier les anneaux de la chaîne maudite qui m’enserrait. Une telle victoire sur soi-même doit, en toute justice, faire pardonner la faiblesse qu’on s’est permise, quelle qu’en soit la nature ou l’étendue. ”
Source : Wikisource

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