Thomas de Quincey

Thomas de Quincey

Résumé

Portrait de Thomas de Quincey Thomas de Quincey Confessions d’un mangeur d’opium (1822)

Si l’usage de l’opium est une volupté sensuelle, si je reconnais m’y être livré jusqu’à un degré qui n’a été atteint par aucun homme, de son aveu, il n’en est pas moins vrai que j’ai lutté contre, cette ensorcelante domination avec un zèle religieux, que j’ai fini par accomplir une tâche qui n’avait été imposée à aucun homme, que j’ai brisé un à un, jusqu’au dernier les anneaux de la chaîne maudite qui m’enserrait. Une telle victoire sur soi-même doit, en toute justice, faire pardonner la faiblesse qu’on s’est permise, quelle qu’en soit la nature ou l’étendue.
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Portrait de Thomas de Quincey Thomas de Quincey Confessions d’un mangeur d’opium (1822)

Ces fantaisies de la mémoire, de l’imagination, du raisonnement, réconcilient fort bien avec ce bel équilibre intellectuel que Th. de Quincey nous dépeint comme un effet de l’opium. Cet agent a une vertu narcotique remarquable, et celle-ci ne se borne pas à une action toute-puissante sur la douleur physique. Elle s’exerce avec non moins d’énergie sur la douleur morale aiguë ou chronique, sur celle que cause en nous un choc violent et subit, sur celle que nous fait éprouver la morsure incessante d’un amour trompé par l’abandon ou la mort, d’une ambition dont l’objet nous fuit et nous inquiète.
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Portrait de Thomas de Quincey Thomas de Quincey Confessions d’un mangeur d’opium (1822)

L’Évangéliste ne prit pas garde à eux, mais bien loin vers la gauche, à l’abri d’un enfoncement, sous la lumière d’un seul vase de fer où brûlaient des éclats de cèdre, et qui était suspendu au bout d’une lance, il aperçut une femme d’une beauté si transcendante, que quand elle se montrait tout à coup, sortant des épaisses ténèbres, elle effrayait les hommes comme une illusion, comme une créature de l’air.
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