Thomas de Quincey,
Confessions d’un mangeur d’opium
(1822)
“ Si l’usage de l’opium est une volupté sensuelle, si je reconnais m’y être livré jusqu’à un degré qui n’a été atteint par aucun homme, de son aveu, il n’en est pas moins vrai que j’ai lutté contre, cette ensorcelante domination avec un zèle religieux, que j’ai fini par accomplir une tâche qui n’avait été imposée à aucun homme, que j’ai brisé un à un, jusqu’au dernier les anneaux de la chaîne maudite qui m’enserrait. Une telle victoire sur soi-même doit, en toute justice, faire pardonner la faiblesse qu’on s’est permise, quelle qu’en soit la nature ou l’étendue. ”

