Charles Nicolle,
La destinée humaine
(1936)
“ Si cette aspiration n'est point seulement l'autre face de la crainte de la disparition, il y a là un sentiment intime, que n'explique pas la biologie. De même, notre morale humaine s'écarte des faits naturels puisqu'elle les juge, les condamne et que, si le Dieu que nous présente notre raison était celui auquel il faut croire, nous aurions bien du mal, comme le dit Bouilhet, à lui pardonner. L'immortalité de l'âme satisfait, en particulier, notre sentiment du juste. Nous souffrons assez ici-bas de dénis de justice pour ne pas espérer qu'il est un au-delà où le bien aura sa récompense. ”
