Résumé

Du principe de la vie physique chez l'homme (1857)

“ L'argument a la même force, qu'il s'agisse de l'homme ou de la bête. On admettra peut-être sans trop de peine, sous les tissus de la plante ou de l'animal, une monade d'un ordre supérieur à la molécule minérale, mais une monade semblable à celle que nous nommons l'âme humaine!.
La matière, assure-t-on, est essentiellement étendue, et à ce titre divisible à l'infini; la science proclame cependant sous cette divisibilité sans limite l'existence d'individualités qu'elle appelle molécules ou atomes.
”
Source : Gallica

Du principe de la vie physique chez l'homme (1857)

“ Nous ne sommes pas au terme : pour qu'il naisse une plante, pour que les milliards de végétaux qui couvrent la terre puissent exister, il est indispensable qu'entre cette multitude bien plus grande de molécules également aptes à produire toutes les plantes comme toutes leurs parties, s'établisse et se maintienne, non pas une entente de quelques instants, mais un accord parfait, inaltérable, perpétuel et sur le type à réaliser, et sur la portion que doit exécuter chaque molécule, et sur tous les détails, tous les incidents possibles de ces milliards d'existences. Le règne végétal est à ce prix. ”
Source : Gallica

Du principe de la vie physique chez l'homme (1857)

“ Et puis, lorsque, ces appareils tombant en dissolution, tous ces dieux sont renvoyés au règne minéral, que deviennent leurs suprêmes facultés?
S'anéantissent-elles pour renaître aussitôt qu'il s'agira de confectionner un nouvel organisme végétal ou animal? Entrent-elles simplement en sommeil ou continuent-elles à subsister, comme subsiste dans l'homme la pensée qu'il garde en son âme sans l'exprimer au dehors? Composés eux-mêmes de dieux vivants et agissants, nos pieds foulent, lorsque nous marchons, des dieux déchus, endormis ou muets.
”
Source : Gallica

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