Paul Réveillère,
Ça et là. Cochinchine et Cambodge…
(1892)
“ Les pirogues taillées dans un seul arbre sont armées eu moyenne de cinquante pagayeurs. Elles sont peintes en noir, ornées sur les bords, surtout à l'avant et à l'arrière, de palmes dorées. Au centre de l'équipe, un grotesque, debout, règle la cadence des pagayes en psalmodiant, avec force grimaces, un chant monotone sur l'énergie de ses rameurs, l'infériorité des adversaires, la certitude de remporter le prix... il s'exprime en phrases très courtes, auxquelles les pagayeurs au buste nu répondent par un aïah! formidable. Parfois le grotesque raconte des histoires graveleuses. ”
