Sociétés françaises de géographie. Congrès

Résumé

Sociétés françaises de géographie. Congrès Congrès national des Sociétés françaises de géographie… (1893)

Rochefort vit, cette heureuse création de Louis XIV et de Colbert ; Brouage, qui dut une seconde création à Richelieu, a péri. Ceci a tué cela. Il y a des villes qui meurent en pleine civilisation. Ainsi vont les choses du monde.
Et c'est le sort de Brouage, qui avertit Rochefort. Mais Brouage n'était défendu que par ses hautes et fortes murailles : Rochefort a la marine, Rochefort a ses habitants, Rochefort peut justement dire : « Fortitudo mea civium fides ; la fidélité vaut des murailles de pierre. » Rochefort ne veut pas périr et ne veut pas qu'on le fasse périr ; donc il ne périra pas.
Source : Gallica

Sociétés françaises de géographie. Congrès Congrès national des Sociétés françaises de géographie… (1893)

Comparer au prétendu arsenal de Gênes, à Deptford, à Woolwich, l'arsenal de Rochefort, afin de conclure de la suppression des premiers à la suppression du second, ce serait donc faire une grave erreur et une étrange confusion.
Aussi bien, est-il juste de comparer toujours ce qui se fait en France avec ce qui se fait en Angleterre ? Nous ne le croyons pas.
Il ne faut pas oublier, en effet, qu'en Angleterre l'industrie est outillée pour tout produire, et que l'Amirauté dispose de ressources inépuisables quand elle s'adresse à cette industrie.
Source : Gallica

Sociétés françaises de géographie. Congrès Congrès national des Sociétés françaises de géographie… (1893)

Alain a l'admiration facile. Mais ne vaut-il pas mieux admirer que dénigrer, louer que blâmer, aimer que haïr ? Il aime sa province et sa ville, le bon Alain, et il vante toutes les personnes qu'il a connues, tous les monuments qu'il a vus, toutes les merveilles qu'il n'a pas vues.
Dans ses courses en esprit à travers la contrée, ce voyageur sédentaire décrit tout ce qu'il rencontre : les dunes d'Arvert, les plaines de Châteauneuf, le port commode et sûr de Saint-Seurin d'Uzet, les moulins de Meschers, les pins dont les flancs entaillés pleurent de la résine
Source : Gallica

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