Navire à hélice

Définition et enjeux

Xavier Raymond Revue des Deux Mondes

L’hélice, en débarrassant le navire à vapeur de ses tambours, permet de lui rendre les formes des anciens navires à voiles : c’est ce que l’amirauté semble considérer presque exclusivement, dans ses combinaisons nouvelles. Refaire de l’ancien, cela lui paraît admirable, et le nouvel instrument deviendra, un simple auxiliaire de la voile. L’amirauté prépare en conséquence, toute une flotte de vaisseaux du genre qu’on a appelé mixte ; elle paraît ne rien voir au-delà, ni se douter que l’hélice puisse être employée à un autre titre.
Source : Wikisource

Xavier Raymond La Campagne d’essais de l’escadre cuirassée

On connaît la dangereuse propriété que possède l’hélice d’attirer sur elle tout ce qui flotte le long du bord d’un navire et la facilité avec laquelle des objets peu volumineux, ou peu consistans et peu lourds, précisément même parce qu’ils sont ainsi, parviennent à paralyser cette source de la propulsion lorsqu’ils s’engagent dans ses organes. Par suite, le navire de guerre à hélice doit, avant de se battre, pouvoir en quelques minutes amener sur le pont sa mâture et tout ce qui en dépend.
Source : Wikisource

Émile Bréart Manuel du gréement et de la manoeuvre des bâtiments à voiles et à vapeur… (1885)

Pour exécuter un affourchage, le navire à hélice a l'avantage sur le navire à voiles de pouvoir marcher vers tous les points de l'horizon, quelle que soit la direction du vent, et, mieux doté que le navire à roues, il possède une faculté qui le dispense de venir préalablement se placer sur la ligne de ses ancres.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature