Olivier-Jules Richard, Miscellanées : poésies (1867)
“ Lorsque, dans les plaisirs, le bruit et le fracas, Tu vidais, à longs traits, la coupe de la vie, Si quelque mendiant, plein de haine et d'envie, A ta joie opposant ses haillons et sa faim, Put émouvoir ton âme et partager ton pain ; Si dans quelque faux pas, quelqu'idée insensée, L'image de ta mère arrêta ta pensée ; Alors, chasse à jamais le doute de ton cœur : Crois à la poésie, à cette douce sœur Qui, traçant, dans le bien, ta marche sur la terre, Captivant, par le beau, ton âme droite et fière, T'éloignera du mal, adoucira ton sort, Et, par son pur amour, te rendra bon et fort. ”
