Maurice Demoulin

Élements biographiques

Maurice Demoulin Les paquebots à grande vitesse et les navires à vapeur (1887)

Presque aussitôt, un sourd grondement sort des entrailles du navire; c'est la machine qui s'ébranle, fait deux tours en avant, autant en arrière, puis s'arrête. Le capitaine porte à ses lèvres un gros sifflet de métal et commande de relever l'ancre.
Une équipe de marins est groupée près du guindeau à vapeur : un d'eux a la main sur le levier de manœuvre, les autres veillent au stoppeur et à la chaîne, pour la faire parer. Sur le gaillard, quelques hommes se tiennent debout près des bossoirs ; ils auront pour mission de caponner l'ancre dès qu'elle apparaîtra.
Source : Gallica

Maurice Demoulin Les paquebots à grande vitesse et les navires à vapeur (1887)

Désemparé de sa machine, muni d'une voilure insuffisante pour qu'il puisse gouverner, l'énorme steamer devient le jouet des flots, et ce n'est le plus souvent que grâce à sa robuste construction qu'il doit son salut. Si la mer est grosse, l'immense coque inerte finit par se mettre en travers à la lame. Les paquets de mer formidables tombent à bord et brisent tout. On doit alors se trouver heureux quand un roof n'est pas emporté, une claire-voie ou un panneau d'écoutille défoncés, les chambres inondées et la cargaison avariée.
Source : Gallica

Maurice Demoulin Les paquebots à grande vitesse et les navires à vapeur (1887)

Le bourdonnement des ventilateurs, l'ébullition prodigieuse qui se produit dans ces immenses chaudières et qui fait trembler jusqu'à la carcasse du bâtiment, l'armée de chauffeurs et de soutiers se démenant fiévreusement au milieu d'une atmosphère chaude et comprimée, l'éblouissante clarté de tous ces foyers chauffés à outrance, le sifflement de la vapeur, la vue des énormes organes de la machine tournant avec une vitesse terrible, forment un spectacle qui plonge dans la stupeur le spectateur le plus endurci.
Source : Gallica

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