François Divisia

Résumé

François Divisia Économique rationnelle (1928)

Dans les sciences morales, il n'en est pas de même ; la matière sur laquelle nous travaillons, c'est, au fond, nous-même, si bien que l'explication scientifique, au lieu de nous éloigner constamment du sujet de notre observation, nous en rapproche au contraire : quand elle est parvenue à nous faire considérer un phénomène comme la conséquence de mobiles spécifiquement humains, ces derniers nous apparaissent comme trop évidents, trop naturels, trop nécessaires pour que nous soyons tentés d'y voir autre chose que la manifestation de vérités premières, qui ne nécessitent plus d'explication.
Source : Gallica

François Divisia Économique rationnelle (1928)

Les crises économiques nous apparaissent en somme comme un phénomène oscillatoire général d'adaptation ; nous rencontrons des crises de surproduction dans toute industrie où la production a besoin de s'adapter à une variation rapide de la demande; nous rencontrerons des crises du même genre, plus ou moins générales, à l'occasion de tout phénomène d'adaptation, les équilibres économiques, comme tous équilibres d'ailleurs, se traduisant dans la réalité mouvante, non par une immobilité incompatible avec la vie, mais par des oscillations autour de la position d'équilibre théorique.
Source : Gallica

François Divisia Économique rationnelle (1928)

Mais il est bien certain que dans la définition du capital comme engin de travail, il faut entendre l'expression engin de travail dans le sens le plus large ; en particulier, il faut y comprendre non seulement les capitaux fixes, mais les capitaux circulants, c'est-à-dire en somme toutes matières consomptibles par l'usage,
telles que combustibles, matières premières, explosifs, etc. dont la production n'apporte aucune marchandise à la consommation directe des individus, mais facilitera la production d'autres richesses susceptibles d'être consommées par eux.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature