Résumé

Jacques Moret L’Emploi des mathématiques en économie politique

« Ce serait nous faire une objection bien mal fondée que de nous parler de la difficulté d’établir les courbes d’échange ou leurs équations. L’avantage qu’il pourrait y avoir, dans certains cas, à dresser en totalité ou en partie la courbe de demande ou d’offre d’une marchandise déterminée, et la possibilité ou l’impossibilité de le faire, est une question que nous réservons tout entière. Pour le moment, nous étudions le problème de l’échange en général, et la conception pure et simple des courbes d’échange qui nous est à la fois suffisante et indispensable ».
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Jacques Moret L’Emploi des mathématiques en économie politique

Dans l’état actuel de la division du travail en effet, l’homme se préoccupe bien moins du rendement de ses efforts que de la valeur d’échange de sa peine, de telle sorte que « le rapport [valeur] d’échange régit la production autant que la production régit le rapport d’échange » [59] , ainsi que Jevons lui-même a été le premier à le reconnaître, encore que, par esprit de réaction contre la théorie du coût de production, il ait été porté à l’exagération en sens contraire, comme en témoigne cette affirmation placée en tête de son ouvrage : « la valeur dépend entièrement de l’utilité » [60] .
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Jacques Moret L’Emploi des mathématiques en économie politique

Puis, après avoir posé en principe que la méthode mathématique est la seule rationnelle en économie politique, tout en promettant, par égard pour le lecteur, de ne recourir à l’emploi de l’analyse que dans les questions de minima et de maxima, il entre dans le vif de son sujet : l’étude du plaisir et de la peine en vue de la détermination des conditions permettant à chacun de réaliser la plus grande somme de satisfaction possible tout en étant susceptibles, d’après lui, d’assurer, par surcroît, le bonheur de la collectivité.
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