Henry-Émile Barrault

Résumé

Henry-Émile Barrault Revue d’économie politique

L’enseignement de l’État aurait pour conséquence de créer une science officielle conforme à la législation du moment. Dans un pays protectionniste, évidemment les professeurs de l’État ne seraient pas libres d’enseigner la liberté commerciale. On ne conçoit pas que l’État enseigne dans une chaire que celui qui prête à plus de cinq pour cent commet un délit punissable de l’amende et de la prison, et dans une autre chaire que cet acte est conforme à la morale et à l’intérêt. Ce qu’il faut à toutes les sciences, à l’économie politique surtout, c’est la liberté de discussion et d’enseignement.
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Henry-Émile Barrault Revue d’économie politique

Lisez leurs propres déclarations : lisez ce fatras d’incompréhensible jargon du « capital » de Karl Marx, et vous verrez que toutes les prétentions des socialistes reposent sur ces doctrines condamnées de Smith et de Ricardo, — que le travail est la source de toute valeur, et que l’ouvrier est le créateur de toute richesse. Est-ce l’ouvrier, le bétail dans les champs ou l’arbre dans la forêt ? L’ouvrier a-t-il créé le blé, ou l’a-t-il fait croître ? L’ouvrier a-t-il créé les sciences importantes qui ont tant fait pour l’humanité, et qui contribuent tellement à la direction de son travail ?
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Henry-Émile Barrault Revue d’économie politique

L’économie politique a eu pour fondateurs une secte d’illustres philosophes français du milieu du dernier siècle ; ce sont eux qui ont créé la formule : production, répartition et consommation de la richesse ; et je montrerai que c’est pour avoir méconnu le sens primitif de cette formule que des écrivains modernes ont réduit la science à l’état déplorable dans lequel elle se trouve aujourd’hui.
Quoi qu’il en soit, tous les économistes sont du moins d’accord sur ce point, que leur science s’occupe exclusivement de la richesse, qu’elle est la science de la richesse.
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