Ludovic-Oscar Frossard

Ludovic-Oscar Frossard

Résumé

Portrait de Ludovic-Oscar Frossard Ludovic-Oscar Frossard Le désert au village (1938)

Le mal, d'année en année, s'aggrave. Pourquoi le jeune paysan resterait-il au village, pourquoi s'obstinerait-il à consacrer aux rudes travaux des champs tout ce qu'il a de forces, pourquoi se contenterait-il d'une vie difficile, sevrée de tous les plaisirs délicats, traversée d'aléas et d'inquiétudes, qui lui permet à peine de « joindre les deux bouts », quand il sait qu'à la ville, ouvrier
d'usine, cheminot, facteur, employé municipal, agent d'un service public, il peut avoir une existence meilleure ?
Source : Gallica

Portrait de Ludovic-Oscar Frossard Ludovic-Oscar Frossard Le désert au village (1938)

L'évolution des esprits est lente au village. On y tient à ses opinions. On se les transmet de père en fils, comme une part du bien de famille. On se défie du nouveau : « Tout nouveau, tout beau ! », disent nos paysans, avec une pointe de scepticisme, d'incrédulité ou de mépris. Ceux qui ont l'expérience des auditoires ruraux, réunis dans les petites salles basses des mairies en période électorale, savent qu'ils ne se livrent pas facilement.
Source : Gallica

Portrait de Ludovic-Oscar Frossard Ludovic-Oscar Frossard Le désert au village (1938)

Nous sommes menacés d'un exode rural qui aura les plus funestes conséquences, et qui rompra l'équilibre de notre économie. Le paysan ne restera pas à la terre si son niveau de vie n'est point relevé à bref délai. Je vois bien qu'on pense à lui. Je ne méconnais pas l'intérêt des mesures qu'envisage Georges Monnet, l'un des meilleurs ministres de l'équipe actuelle, pour leur venir en aide. Mais, à l'exception de la loi sur les calamités
agricoles, qu'il se propose de nous faire voter au cours de cette session, elles ne concernent guère que métayers, fermiers, ouvriers de culture.
Source : Gallica

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