Résumé

Idées rurales (1897)

On ne saurait trop le dire et le redire : la stabilité des races est dans l'agriculture ; leur progrès, dans l'émigration, la colonisation, quand les races sont nombreuses, fortes, énergiques.
La France n'a pas l'expansion d'émigration des races anglo-saxonnes, russes, espagnoles, portugaises, allemandes. — On dit communément, même en France, que la race française faiblit.
Pour obtenir la stabilité d'une race dans l'agriculture et son progrès subséquent, il faut que la loi favorise la stabilité du foyer rural, du foyer agricole.
Source : Gallica

Idées rurales (1897)

La patrie c'est la terre de France.
Il y a un grand enseignement dans la mort ; elle précipite sans cesse ses coups, elle dépeuple, tandis que la famille doit contribuer à repeupler.
La mort va à la terre de la patrie, son cadavre lui ajoute sa poussière ; dans cette tenure perpétuelle, il attend le jugement.
Il y a dans la mort une stabilité formidable ; elle devrait être un enseignement pour la continuité de la vie de la famille, pour la stabilité de la famille et du foyer.
Source : Gallica

Idées rurales (1897)

Qui oserait parler de mainmorte pour cette création, cette naissance du domaine rural stable, lorsque son possesseur voudra sa stabilité, mais pouvant être vendu en sa totalité suffisamment restreinte en sa contenance, au gré de son propriétaire, ayant aussi bien la liberté de l'aliéner que la liberté de tester pour ce domaine rural.
La race des paysans, aujourd'hui sacrifiée, diminue ; les familles des paysans, se meurent ; il leur faut la vie, la vie se renouvelant d'elle-même ; c'est la vie du pays.
Le paysan c'est la main vivante fécondant le sol de la France.
Source : Gallica

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