Résumé

Congrès national des sociétés savantes Actes du soixante-dix-huitième Congrès national des sociétés savantes… (1954)

Les crises en Languedoc ne sont que les variantes régionales de la crise de l'économie d'Ancien Régime, c'est-à-dire d'une économie encore fondée sur des rapports de production de caractère féodal, alors que des nécessités nouvelles se font jour.
Il faudrait dès lors replacer les troubles en Languedoc dans l'ensemble des mouvements sociaux qui ont précédé la chute de l'Ancien Régime en France. Le profond mécontentement des masses populaires n'est pas non plus à l'échelle d'une province, mais à l'échelle du royaume entier, compte tenu là encore des particularités régionales.
Source : Gallica

Congrès national des sociétés savantes Actes du soixante-dix-huitième Congrès national des sociétés savantes… (1954)

De tous ces mouvements, les plus importants, par leur étendue dans le temps, le nombre des localités affectées et le nombre des participants, sont les mouvements causés par la vie chère, liée elle-même, aux yeux des masses populaires, à la question des grains. Dans ce siècle où le « menu peuple », qu'il appartienne à la classe des paysans pauvres, propriétaires ou non, ou aux classes de travailleurs industriels, maîtres artisans, compagnons, ouvriers de manufacture, mène une vie misérable, toute crise, provoquant un violent renchérissement du coût de la vie, est très durement ressentie.
Source : Gallica

Congrès national des sociétés savantes Actes du soixante-dix-huitième Congrès national des sociétés savantes… (1954)

Le machinisme en facilitant les travaux agricoles et en particulier la moisson et le battage a tué bien des usages inhérents à ces occupations : louées des domestiques, les fêtes de la moisson, les paulées ou tue-chien, les longues chansons rengaines de moisson et de battage au fléau.
Autrefois quand la moisson s'effectuait à la faucille ou à la faux, le cultivateur ne pouvait songer à rentrer lui-même toutes ses récoltes, il devait recourir, afin de ne pas allonger démesurément la période utile — au grand détriment de la qualité des grains, — à une maind'œuvre exceptionnelle.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature