Résumé

L. Correnson Au Bon sens du peuple, par L. Correnson… (1849)

Nourrir la classe ouvrière des grandes villes, je le sais, c'est le grand problême de notre temps ; et pour moi je ne connais que deux moyens pour le résoudre : ou l'aumône, ou le travail. L'aumône en dépouillant le riche , en lui ravissant le fruit de ses labeurs et de son économie, ou le fruit des labeurs et de l'économie de ses aïeux ; l'aumône qui humilie le bon ouvrier, et finit par le dégrader ; l'aumône enfin , qui condamne tôt ou tard le peuple des campagnes à nourrir le peuple des villes.
Source : Gallica

L. Correnson Au Bon sens du peuple, par L. Correnson… (1849)

Je n'entends pas blâmer ici tous les peuples qui s'adonnent à l'industrie ; il en est dont la terre est si pauvre ou si bornée, qu'elle ne suffirait pas à l'entretien de ses habitans. Pour ceux-là le commerce est une nécessité, mais ceux qui peuvent s'alimenter avec les produits de leur sol, sont imprudens de se livrer avec ardeur à la production industrielle. Quand une nation jusque là occupée de travaux agricoles se tourne vers l'industrie, il arrive ceci, que, comme le commerce offre des bénéfices et beaucoup plus prompts et beaucoup plus considérables, l'argent se porte de son côté.
Source : Gallica

L. Correnson Au Bon sens du peuple, par L. Correnson… (1849)

Cette richesse engendre bientôt les arts de luxe , et en appelle vers elle tous les artisans. L'industrie se multiplie sous toutes les formés, et comme, dans ses jours de prospérité , elle offre à tous, aux capitalistes et aux ouvriers , un gain considérable, on voit bientôt s'établir une sorte de courant d'hommes et de capitaux, qui entraîne tout de la campagne à la ville. Dès lors les bras et l'argent manquent à l'agriculture, elle languit, et loin de se développer elle a peine à se soutenir. Alors un peuple commence à ne plus compter sur sa terre pour le nourrir.
Source : Gallica

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