Résumé

Soullier Lettre à Monsieur Thiers, sur le quatrième livre "De la propriété" (1849)

Or, les capitaux se composent d'économies sur le revenu, les économies sont le superflu, c'est donc le superflu et non pas le nécessaire que j'attaque.
Quand la Convention a fixé les bases de notre système fiscal, il n'y avait pour ainsi dire en France, point de fortune mobilière, et cependant, elle avait pensé à l'atteindre par la loi du 7 fructidor an III, qui ne pouvait que rester sans résultat. Mais cette fortune mobilière s'est accrue insensiblement, au point d'arriver aujourd'hui à un chiffre égal et même supérieur à la fortune immobilière.
Source : Gallica

Soullier Lettre à Monsieur Thiers, sur le quatrième livre "De la propriété" (1849)

La taxe sur les domestiques, affectés au service personnel, produirait à peu-près la même somme, s'il est vrai, comme le disent les statistiques, qu'il y ait quatre ou cinq millions de domestiques en France, et sans que sa perception donnât lieu à plus d'inconvénients.
Pensez-vous que l'homme de la classe moyenne qui, par son travail, réussit à se faire deux ou trois mille francs de revenu, refuserait à sa femme l'aide d'une servante parce qu'il lui en coûterait 5 fr. d'impôt, que celui qui peut avoir un domestique homme s'en priverait parce qu'on lui en demanderait 20 fr.
Source : Gallica

Soullier Lettre à Monsieur Thiers, sur le quatrième livre "De la propriété" (1849)

Pour compléter notre régime financier, il nous resterait à introduire dans notre système de crédit public, les modifications devenues nécessaires par les mêmes causes que celles que je viens d'indiquer pour démontrer que l'assiette et la répartition de nos impôts doivent être changés. L'augmentation de la fortune publique est bien plus sensible entre les mains de la classe moyenne que dans celles des sommités aristocratiques ou financières, malgré les quelques grandes fortunes qu'on remarque dans cette dernière, et qui font tant d'envieux.
Source : Gallica

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