Résumé

Portrait de Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon,  Proposition relative à l'impôt sur le revenu… (1848)

“ Il y a quelque chose qui l'empêche, qui met sur elle l'interdit. Les magasins regorgent, et la population est nue ; le commerce est stagnant, et le peuple ne vit que de privations ! Tous, tant que nous sommes, nous voulons d'abord le bien-être et ensuite le luxe ; nous produisons, autant qu'il est en nous, ce qu'il faut pour combler nos désirs; les richesses sont là qui nous attendent, et nous restons pauvres ! Quel est donc ce mystère?
Ce qui empêche la consommation, ce qui, par une conséquence nécessaire, met le veto sur le travail, c'est que la circulation des produits est entravée.
”
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon,  Proposition relative à l'impôt sur le revenu… (1848)

“ Ce qui fâche le plus dans mon projet, c'est que le résultat en est infaillible; c'est que rien de pareil ne s'est jamais vu en finances; c'est surtout qu'il n'est point traduit ou imité de l'anglais.
On n'ose pas contester d'une manière absolue qu'un impôt sur le revenu soit injuste : on aurait contre soi les maîtres de la science, le voeu secret du fisc, l'exemple de l'Angleterre ; on aurait contre soi la conscience publique.
J.-B. Say dit en propres termes: L'impôt proportionnel est injuste: l'impôt progressif, il veut dire l'impôt sur le revenu, est le seul équitable.
”
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon,  Proposition relative à l'impôt sur le revenu… (1848)

“ Le comité des finances ne l'entend pas comme cela ; le comité des finances, et son habile rapporteur, ont sur le crédit des idées tout autres. Selon eux, ma proposition, au lieu de rétablir le crédit, l'achèverait !
J'avoue que s'il est question du crédit des usuriers, du crédit par lequel on emprunte à 7 ou 10 p. 100, quand on devrait avoir l'escompte et la commandite pour rien, ma proposition lui est peu favorable.
On dit, on ne cesse de répéter au comité des finances : le crédit ne se commande pas, il s'obtient; car le crédit, c'est
la confiance, c'est un sentiment, c'est comme l'amour.
”
Source : Gallica

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