Alphonse de Lamartine

Alphonse de Lamartine

Résumé

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine De la Compatissance ; De la brutalité (1834)

De sinistres catastrophes l'avertissent, elle réprime avec énergie, mais elle ne rectifie rien, et elle laisse s'accumuler dans l'état social ces flots de vices, de corruption et d'agression croissante dont un à la fin pourrait l'engloutir et la société avec elle! La passion courageuse du bien lui manque, tâchons de l'allumer dans le pays ; les idées ne sont rien si elles ne sont allumées au feu d'un sentiment qui les vivifie et les propage. Les anciens ont eu pour passion l'amour de la patrie
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine De la Compatissance ; De la brutalité (1834)

Et cependant, Messieurs, ne l'oublions pas, les révolutions , fatales nécessités, inévitables intermittences de la vie des nations, ne se fout jamais en vain. Toute révolution doit quelque chose au peuple et ne se légitime que par ses oeuvres. La révolution de juillet n'oublie-t-elle pas ce tribut qu'elle doit à son tour à la France et à l'humanité?
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine De la Compatissance ; De la brutalité (1834)

Une oligarchie aussi tranchée, aussi étriquée, admise à un certain point par la haute raison , ne peut tenir, en butte à la répugnance des instincts, à la récalcitrance des passions: sauf qu'elle ne se donne l'aide de l'assentiment tacite.
Attacher les coeurs par la libéralité ; apaiser les esprits par la loyauté : telle est la tâche de salut.
Et. dans l'expression des sentimens moraux, dans l'exécution des actes moraux, il y a quelque chose de contagieux, qui pénètre de proche en proche, qui gagne des chefs de l'état, aux gens du pays.
Le pouvoir humain fait un peuple humain.
Source : Gallica

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