Arnold Boscowitz, Les tremblements de terre (1885)
“ Après les premiers chocs, après la première et inévitable émotion et le tremblement de terre continuant, j'ai réussi quelquefois à m'orienter et à bien observer le terrible phénomène. Qu'on le remarque bien : ce qui, au moment où se produit le fléau souterrain, émeut ainsi l'homme habitué à étudier la nature, ce n'est point la crainte du danger, c'est l'étrangeté, c'est la sinistre grandeur du phénomène. Lorsque, pour nous servir d'une expression d'Alexandre de Humboldt, la Terre est ébranlée dans ses vieux fondements, on a comme un réveil, et un réveil pénible. ”
