Arnold Boscowitz

Résumé

Arnold Boscowitz Les tremblements de terre (1885)

Après les premiers chocs,
après la première et inévitable émotion et le tremblement de terre continuant, j'ai réussi quelquefois à m'orienter et à bien observer le terrible phénomène.
Qu'on le remarque bien : ce qui, au moment où se produit le fléau souterrain, émeut ainsi l'homme habitué à étudier la nature, ce n'est point la crainte du danger, c'est l'étrangeté, c'est la sinistre grandeur du phénomène.
Lorsque, pour nous servir d'une expression d'Alexandre de
Humboldt, la Terre est ébranlée dans ses vieux fondements, on a comme un réveil, et un réveil pénible.
Source : Gallica

Arnold Boscowitz Les tremblements de terre (1885)

L'action du Soleil est visible et manifeste comme sa lumière même; aussi, bien des peuples, frappés de cette grande et bienfaisante influence, ont-ils adoré comme le plus beau, le plus actif et le meilleur des dieux, l'astre sublime qui, par sa chaleur et son éclat, féconde la Terre et charme l'univers.
Dans ces derniers temps, on s'est demandé si le Soleil, qui transforme en vapeur les eaux de l'océan, et, par cela même,
suscite la rosée, la pluie, les sources, les fleuves et la vie organique, n'étend pas son action jusqu'aux profondeurs de notre planète.
Source : Gallica

Arnold Boscowitz Les tremblements de terre (1885)

Plus mobile peut-être et plus variable encore est l'action de l'océan aérien ; les orages subits, les ondulations périodiques, les tourbillons capricieux de cet océan, au fond duquel l'homme s'agite et passe, impriment au sol que nous foulons des secousses imperceptibles et continuelles. Et tandis que la surface extérieure de la terre vibre ainsi partout sous les chocs que lui impriment l'atmosphère et les flots de la mer, toute la planète est travaillée intérieurement par des effluves de chaleur, par des flots de feu, par des courants d'électricité et de magnétisme qui la font frissonner.
Source : Gallica

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