Stanislas Meunier

Stanislas Meunier

Résumé

Portrait de Stanislas Meunier Stanislas Meunier La Terre qui tremble... (1910)

Dès notre enfance, nous étions habitués au contraste de la mobilité de l'eau avec la mobilité de la terre. Tous les témoignages de nos sens avaient fortifié cette sécurité. Le sol vient-il à trembler, ce moment suffit pour détruire l'expérience de toute la vie. C'est une puissance inconnue qui se révèle tout à coup; le calme de la nature n'était qu'une illusion et nous nous sentons rejetés violemment dans un chaos de forces destructrices. Alors chaque bruit, chaque souffle d'air excite l'attention : on se défie surtout du sol sur lequel on marche.
Source : Gallica

Portrait de Stanislas Meunier Stanislas Meunier La Terre qui tremble... (1910)

En effet, la terre ne tremble jamais que lorsque la mer est assoupie, et le ciel tellement tranquille que le vol des oiseaux ne se soutient pas par défaut d'un souffle qui les porte; elle ne tremble non plus qu'après qu'il a régné des vents dont le souffle a pénétré dans les veines et les cavités secrètes du globe terrestre. Le tremblement est pour la Terre ce qu'est le tonnerre pour le nuage
Source : Gallica

Portrait de Stanislas Meunier Stanislas Meunier La Terre qui tremble... (1910)

Le major Kelley, témoin oculaire, dit que la terre s'ouvrit et se referma subitement en plusieurs endroits, et il vit quantité de monde s'enfoncer en terre jusqu'au milieu du corps et d'autres jusqu'au cou. Les montagnes qui s'éboulaient faisaient un vacarme épouvantable qui s'ajoutait au bruit souterrain. Quoique la mer fît le plus gros du mal, le bouleversement des montagnes était si effroyable que des esclaves qui y avaient fui leurs maîtres revinrent aux plantations, que peut-être ils ne retrouvèrent pas, du moins à la place où ils les avaient laissées.
Source : Gallica

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