Résumé

Histoire du canal de Languedoc… (1805)

Agrippa s'occupa de tracer des routes, de creuser des ports, et de vivifier le commerce dans ce côté de l'isthme, qui depuis a été désigné sous le nom de Languedoc. S'il n'entreprit point d'opérer la jonction des deux mers, c'est que l'Océan n'offroit encore aucun commerce : ses bords n'étoient fréquentés que par des pêcheurs ; un Canal entre la Garonne et l'Aude, n'eût été que d'une utilité médiocre, et le foible produit d'un commerce d'échange entre deux provinces limitrophes n'eût point couvert les frais de l'entreprise.
Source : Gallica

Histoire du canal de Languedoc… (1805)

M. de Clerville a été le prédécesseur immédiat de Vauban dans la charge de commissaire-général des fortifications ; pendant vingt ans, il a dirigé les travaux soit des ports, soit des forteresses. Tous les projets des grands ouvrages exécutés en France à cette époque, lui ont été soumis par Colbert ; et lorsqu'on se rappelle avec quel discernement Louis xiv choisissoit dans chaque partie les homme les plus capables, on peut, sans témérité, croire au mérite de M. de Clerville. Jamais cet homme , si avide d'usurper la gloire due à l'inventeur du Canal, n'a prétendu y avoir le moindre droit.
Source : Gallica

Histoire du canal de Languedoc… (1805)

Un entrepreneur ne peut gagner beaucoup , qu'en diminuant son travail. Son intérêt est d'en faire le moins possible; et il est par conséquent opposé à celui du public. Au contraire, le propriétaire cherche toujours à rendre ses ouvrages assez solides pour n'avoir jamais à les réparer ; et c'est ainsi que, suivant une remarque de Riquet dans une de ses lettres à M. Colbert,
l'intérêt particulier d'une famille propriétaire, est le meilleur garant de l'intérêt général. Aussi les propriétaires du Canal avoient-ils rejeté le mode des adjudications au rabais.
Source : Gallica

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