R. de Segonzac, Revue des Deux Mondes
“ Toute la soirée se passe, jusqu’à la nuit, à plonger dans ce courant sauvage pour chercher, pour sonder... rien ! Quand la nuit vient, nous nous serrons les uns contre les autres, personne ne parle, il pleut plus fort que jamais. Où sont les Païns, pourquoi ne nous ont-ils pas encore attaqués ? S’ils reviennent, c’en est fait de nous. Et nous sommes là, sur cet étroit banc de sable, adossés à notre pirogue renversée, l’œil fixe, essayant de pénétrer du regard cette terrible forêt, frémissant au moindre bruit ! Tout à coup Quiquerez se plaint du froid, de la fièvre. ”
