Théophile Gautier,
Jean et Jeannette. Les Roués innocents…
(1852)
“ Il suivit Jeannette pour l’aider à monter l’escalier, bien qu’elle prétendît le pouvoir faire aisément toute seule, les grisettes n’ayant point d’écuyer pour leur tendre le poing. Avec une insistance douce quoique opiniâtre, M. Jean, en dépit de la révérence que lui fit Jeannette, arrivée à sa porte, pénétra dans la chambre d’un air si candide, si décent, si réservé, que Mme de Champrosé ne le put trouver mauvais. « Ah ! que dira Justine, pensa la marquise ; dès la seconde entrevue, l’ennemi est déjà dans la place et mon cœur bat la chamade. » ”
