Émile Lavoie, Le grand sépulcre blanc
“ D’un coup d’épaule, Pioumictou fit sauter un bloc de neige du mur arrière de l’iglou et s’y enfila. Il fut suivi de sa femme, de celle de Koudnou et enfin de Théodore, tous quatre nus comme des vers, grelottant sous un froid de quarante degrés sous zéro, intensifié par un vent du nord soufflant en ouragan, Koudnou fut stoïque : on n’est pas sorcier pour rien. Il enleva son « coulétang » et en quelques minutes éteignit la conflagration, en somme lilliputienne. Le bruit avait éveillé quelques membres de la caravane, dont quelques-uns mirent la tête à la porte de leurs huttes. ”
