Pierre Alexis Ponson du Terrail

Pierre Alexis Ponson du Terrail

Résumé

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail L'orgue de Barbarie : les héros de la vie privée (1869)

Le Héron s'approcha de l'alcôve où gisait la pauvre fiévreuse.
— Faut prendre du courage, Nanette, dit-il.
— Hélas! répondit-elle, je crois bien que c'est fini.
Et elle se mit à pleurer.
L'éclusier haussait les épaules avec cette dureté qui n'est, hélas ! que trop commune chez les paysans.
La malade continua à pleurer.
— Qu'est-ce que deviendra ma pauvre petite quand je ne serai plus là? disait-elle.
— Faut pas se désespérer, ma Nanette, répondit le Héron. On ne meurt pas pour avoir les fièvres; et puis, s'il t'arrivait un malheur, Mlle Josèphe n'est-elle pas là?
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail L'orgue de Barbarie : les héros de la vie privée (1869)

Le grand Jacques était assis sur un sac de farine.
— Je viens me chauffer un brin, dit le Héron; je reviens de Moissy-la-Ville et il fait un froid de loup au bord du canal.
— Chauffez-vous, dit le meunier qui alla remuer quelques tisons à demi éteints dans l'âtre.
Le Héron tira sa pipe de sa poche et la bourra.
— Eh bien, dit-il en s'asseyant, où en es-tu avec ta bourgeoise, Jacques?
— Je n'en sais rien, répondit le meunier d'un ton d'humeur. Si elle veut trois cents
francs de plus, je m'en vais.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Alexis Ponson du Terrail Pierre Alexis Ponson du Terrail L'orgue de Barbarie : les héros de la vie privée (1869)

Je vais m'arranger une bonne petite vie de garçon.
L'hiver, Paris; l'automne, la Bertaudière et les grandes chasses de notre chère Bourgogne; l'été, un peu partout.
Quand je n'aurai rien à faire, je prendrai des notes.
C'est amusant de tenir un journal sur ses faits et gestes.
Octobre, même année.
Je suis amoureux! Et on dit que la province est ennuyeuse! Une femme romanesque, un mari jaloux, un parc que j'escalade la nuit, une petite porte dont on m'a donné une clef!
Et pendant ce temps, toute une ville qui
m'appelle le beau ténébreux et se demande pourquoi je ne songe pas à me marier.
Source : Gallica

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