Pierre Alexis Ponson du Terrail,
L'orgue de Barbarie : les héros de la vie privée
(1869)
“ Le Héron s'approcha de l'alcôve où gisait la pauvre fiévreuse. — Faut prendre du courage, Nanette, dit-il. — Hélas! répondit-elle, je crois bien que c'est fini. Et elle se mit à pleurer. L'éclusier haussait les épaules avec cette dureté qui n'est, hélas ! que trop commune chez les paysans. La malade continua à pleurer. — Qu'est-ce que deviendra ma pauvre petite quand je ne serai plus là? disait-elle. — Faut pas se désespérer, ma Nanette, répondit le Héron. On ne meurt pas pour avoir les fièvres; et puis, s'il t'arrivait un malheur, Mlle Josèphe n'est-elle pas là? ”
