Résumé

Louis Bonnard Le voyage en France à travers les siècles… (1927)

Mais le tourisme en automobile rencontre un redoutable ennemi dans l' amour exagéré de la vitesse. Car il ne faut pas considérer comme des touristes les affolés qui transforment les routes en autodromes et les dangereux hystériques de volant, pour qui comptent seuls le nombre de kilomètres parcourus et le chiffre de la vitesse horaire. Ceux-là peuvent avoir sillonné la France de l'est à l'ouest et du nord au midi, couru en quelques heures de la mer à la montagne; ils n'auront rien vu, et bien voir est la première qualité d'un vrai touriste.
Source : Gallica

Louis Bonnard Le voyage en France à travers les siècles… (1927)

Au cours d'une de ces descentes de Loire, la marquise imaginait un mode de voyage aussi original que confortable, qu'elle décrivait ainsi dans une de ses lettres : Nous sommes montés dans le bateau à six heures par le plus beau temps du monde ; j'y ai fait mettre le corps de mon grand carrosse, d'une manière que le soleil n'a point entré dedans; nous avons baissé les glaces; l'ouverture du devant fait un tableau merveilleux; celles des portières et des petits côtés, nous donnent tous les points de vue qu'on peut imaginer.
Source : Gallica

Louis Bonnard Le voyage en France à travers les siècles… (1927)

Le rail n'est pas beau, mais il crée de la beauté ; il nous arrache à la prison de nos jours ; il nous force à quitter l'étroit chemin de ronde où tourne et s'étourdit le songe de notre vie; il met à la portée de nos yeux l'image de la patrie.
Tandis que la lutte se faisait de plus en plus âpre entre la locomotive et la diligence, le voyage par eau continuait à avoir ses fidèles, et il obtint même, pendant un certain temps, une vogue considérable lorsque la vapeur vint se substituer aux lenteurs du halage paf chevaux.
Source : Gallica

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