Jean Bonnerot,
Les routes de France
(1921)
“ La route la plus rapide n'est pas la plus courte, mais bien la plus longue, parce que c'est elle qui offre, au demeurant, le moins de difficultés. Que l'on voyage alors pour ses affaires ou pour son plaisir, on n'est pas harcelé par la hâte folle d'arriver; on se contente d'aller d'étape en étape, de voir, d'apprendre, et, le soir à l'hôtellerie, on note, pour mieux en fixer le souvenir, ce que chemin taisant on a pu apercevoir : un paysage, un monument, un trait de mœurs, la silhouette d'un passant. ”
