Résumé

R.-G. Lévy Revue des Deux Mondes

Rien n’est plus malaisé que d’en discourir, car peu de matières sont aussi obscures, aussi incomprises, non pas seulement du public, mais de ceux-là mêmes qui, par profession, peuvent se croire appelés à connaître la question. La spéculation, dans son véritable sens, n’est que l’exercice légitime d’une des facultés de l’activité humaine ; l’injustice est profonde d’englober dans une réprobation a priori une série d’actes foncièrement honnêtes, utiles à la société tout entière, alors que les risques n’en atteignent le plus souvent que l’individu qui s’y livre.
Source : Wikisource

R.-G. Lévy Revue des Deux Mondes

Une société qui ne doit d’argent qu’à des commanditaires ou à des actionnaires n’a de passif de ce chef qu’envers elle-même, façon de parler comptable, un peu barbare, mais qui a l’avantage de mettre en évidence une situation particulière. Au contraire, la maison de banque ou la société de crédit qui reçoit les dépôts du public doit toujours être prête à restituer à ce public les sommes qu’il lui a confiées. Cet argent ainsi exigible ne peut évidemment recevoir des emplois analogues à ceux d’une commandite ou d’un capital-actions.
Source : Wikisource

R.-G. Lévy Revue des Deux Mondes

Depuis le moment où le banquier aura signé avec la compagnie le traité d’achat jusqu’à celui où il aura revendu les titres à ses cliens, il s’écoulera un temps plus ou moins long, durant lequel le banquier courra tout le risque d’une baisse possible. Qu’une guerre éclate, et cette baisse pourra atteindre des proportions qui affecteront d’une façon fâcheuse la situation de sa maison. Or il est un moyen de s’assurer contre ce danger. La rente française est une créance sur le débiteur qui a garanti les obligations de la compagnie de chemin de fer, l’État français.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature